Les Maraudes de Saint Pierre du Gros Caillou

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Qui sommes-nous ?


Les « Maraudes de Saint Pierre du Gros Caillou » ont été constituées au cours de l’année 2007/2008, en réponse à l’appel du cardinal André Vingt-Trois qui demandait aux catholiques de Paris d’être attentifs aux « Gens de la rue », dans le cadre de l’action « HIVER SOLIDAIRE ».


Mouvement d’Eglise, au sein de la Paroisse, les Maraudes sont, bien entendu, ouvertes à toute personne de bonne volonté partageant le souci de solidarité et d’échange avec les plus pauvres.


A ceux que nous rencontrons, nous ne cachons pas qui nous sommes. Mais nous souhaitons fondamentalement respecter leur liberté. Notre but n’est pas de faire du prosélytisme.


Il est arrivé que certains prennent l’initiative de nous demander de prier avec eux. Nous les laissons alors s’exprimer, avec leurs mots, souvent très forts et émouvants, et nous prions ensuite silencieusement, un bref moment, avec eux.


A partir de l'hiver 2014, et dans le prolongement de dîners organisés dans un premier temps par les orphelins d'Auteuil, la maraude ajoute à son activité la préparation et le service de dîners fraternels. Ils ont lieu à la paroisse Saint Pierre du Gros Caillou les lundis et mercredi des mois de l'hiver et sont ouverts aux gens de la rue. Le service est assuré par les maraudeurs et les paroissiens.



Objectifs, moyens, méthodes


Notre but essentiel est d’établir un contact avec les personnes vivant dans la rue et surtout de les écouter.

Etre entendus leur donne du réconfort et de la confiance en eux-mêmes : ils se sentent hommes et femmes à part entière.



L’Equipe, composée actuellement d’une vingtaine de bénévoles, fait, à bord d’une voiture, deux tournées par semaine (le lundi et le jeudi, de 21 heures à minuit environ) munie de café et de soupe, de douceurs (gâteaux, chocolat…) .


Elle peut également - dans la mesure des possibilités financières dont elle dispose et des dons qu’elle perçoit - répondre à des demandes ponctuelles : offrir des couvertures ou sacs de couchage, des vêtements chauds, des sous-vêtements, des chaussures et autres… Jamais d’argent.


Nous attachons beaucoup d’importance à maintenir les maraudes tout au long l’année.

Nos amis de la rue nous disent que s’ils souffrent du froid, l’hiver, ils sont relativement aidés pendant cette période et que, paradoxalement, l’été est pour beaucoup d’entre eux, le moment le plus difficile, celui où ils ressentent le plus fortement leur isolement.


A l’origine, nous maraudions seulement dans le quartier du Gros Caillou. L’équipe s’étoffant et les personnes de la rue se déplaçant, nous avons élargi notre « rayon d’action » à l’arrondissement.



L’approche des hommes et des femmes vivant dans la rue est très complexe et délicate.


Par sa fonction d’écoute, de partage et de discussion, l’Equipe essaie de sortir ceux qu’elle rencontre d’un système qui réduit le nécessiteux à « bénéficier d’une prestation». La discussion à égalité est cruciale.

Une confiance établie et régulière permet d’envisager des aides différentes : l’orientation vers des assistantes sociales, des soins médicaux, le SAMU, le coiffeur ou encore vers des hébergements ponctuels, etc…



Nos besoins immédiats :


Attirer et fidéliser davantage de bénévoles pour garantir la régularité des rencontres (les personnes de la rue nous disent à quel point ils ont besoin de repères fixes dans la semaine).

Obtenir dons et subventions par les particuliers et les organismes sociaux.